Un bilan pour 2017

Nous sommes en décembre. Ce qui veut dire sapin, calendrier de l’avent, chocolat, Noël, cadeaux… mais aussi mois post-NaNoWriMo et fin d’année. Le moment idéal pour dresser un bilan en somme ! (Oui, j’anticipe un peu, car je serai sous peu kidnappée par mes rédactions universitaires ~)

NaNoWriMo : chronique d’un semi-échec :

Je vais commencer avec ce qui est le plus frais, à savoir mon abandon du NaNo 2017. J’ai participé en tout et pour tout les cinq premiers jours avant de lâcher l’affaire, ce qui a amené ma production du mois à une dizaine de pages sur le chapitre 6 des Oiseaux.

Les causes de cet abandon sont multiples mais très claires : le mois de novembre est un mois anniversaire de beaucoup de choses, certaines bonnes et d’autres mauvaises, de ce fait je n’ai pas été très présente à ce que je faisais sur le plan émotionnel ; j’ai rencontré des difficultés sur mon lieu de stage qui se sont répercutées fatalement sur mon mémoire et c’est une situation source de frustrations et de stress (deux sentiments qu’il vaut mieux ne pas avoir quand on veut écrire !) ; et enfin, la pire raison de toute, le défi ne m’intéressait plus, en réalité : je l’ai déjà remporté une fois, alors à quoi bon, je n’ai plus rien à prouver, me dit mon surmoi qui n’en est visiblement pas un !

Sans compter un crash informatique qui m’a fait perdre une page et demie et qu’il m’a fallu réécrire de mémoire avec le sentiment désagréable de faire moins bien que la première fois, évidemment !

Enfin, je me rends compte que le NaNo ne correspond pas forcément à ce dont j’ai besoin maintenant pour finir d’écrire la partie sur Léandre. Car c’est un personnage d’une certaine lenteur, et je dois accepter ça, suivre ce rythme et m’en servir pour penser.

Au final, je ne vis pas du tout cet abandon comme un échec. Et je suis même plutôt très satisfaite des dix pages que j’ai pu écrire !

Le Chœur des Oiseaux en 2017 :

Le moins que l’on puisse dire c’est que je suis assez déçue de moi vis à vis des Oiseaux cette année. J’avais prévu d’écrire plus, de finir le premier jet de la partie de Léandre, et je n’y suis pas parvenue.

Après le NaNo 2016, j’ai voulu m’accorder plusieurs mois pour corriger les cinq premiers chapitres que j’avais écrits jusque là avant de poursuivre l’écriture des suivants. Écrivant sans plan détaillé, je m’étais retrouvée un peu dépassée par les éléments qui s’étaient incrustés avec une sauvage logique à des moments inattendus, et je pensais remettre de l’ordre et de la cohérence, prendre du recul là dessus avant de continuer. Si ça c’est très bien passé pour le chapitre un, je me suis retrouvée bloquée sur le chapitre deux, pour une raison que j’identifie encore mal. Je me suis retrouvée (et je suis encore) très partagée entre réécrire les premiers chapitres ou avancer coûte que coûte.

Sans titre(1)

Il y a eu aussi évidemment des éléments extérieurs, comme la rédaction de mon mémoire, mon été pourri, le stress de ma dernière année universitaire, une crise de questions existentielles du type « de toute façon tout le monde s’en fout de ce roman que personne ne liera jamais », qui ont fait que je n’ai pas été très disponible. Sans vouloir me chercher des excuses, je sais qu’il y a quelque chose de cyclique dans la créativité, et que là, j’étais dans le creux de la vague avec le besoin de me refaire des expériences, de chercher de nouvelles sources d’inspiration, de découvrir et de digérer d’autres mots que les miens, d’autres vies que la mienne.

Je commence tout juste à revenir de cela, avec mon NaNo avorté notamment, puis avec de nouvelles idées à mettre en place autour des Oiseaux. Je ne sais pas exactement comment vont s’organiser les six prochains mois, et comment Léandre va pouvoir se faire une place dedans, mais j’ai bon espoir qu’il y parvienne, d’une façon ou d’une autre. En tout cas, sa femme Enora à l’air très motivée à l’y aider !

Quid du blog ?

Pour le moment, c’est une expérience que j’apprécie beaucoup, qui me permet d’être créative et en tension, dans le bon sens, et qui mène à quelques rencontres inspirantes ~

J’ai pas mal d’idées de prochains articles : présenter une sorte de bibliographie des essais et bouquins que j’ai pu lire pour mon roman, parler de ma conception du Lecteur et des lecteurs, de titres et d’onomastique, et pourquoi pas aborder l’écriture et le roman d’un point de vue psychanalytique, si cela vous intéresse !

 

Et vous ? Sur quoi quitterez vous l’année 2017 ? Des projets pour 2018 ? 

Crédits images : C. Kean
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5 commentaires sur “Un bilan pour 2017

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  1. Très bonne idée que ce bilan de l’année écoulée ! Cela fait partie des articles que j’adore lire.

    C’est important de garder toujours un regard bienveillant sur soi-même, malgré les échecs. Comme tu le dis, il y a des moments où l’on est juste moins disponible émotionnellement pour écrire et il faut composer avec ces moments. Plutôt que de voir le NaNo comme un semi-échec, je dirais que c’est une semi-réussite, étant donné que tu es parvenue à avancer, et à être fière de ce que tu as écrit.

    Il me semble aussi que tous les romans ont un cycle différent, et il est plutôt positif pour l’avenir que tu aies compris celui des Oiseaux (en tout cas pour la partie sur Léandre). Bref !

    De mon côté, je quitte l’année 2017 sur une semi-déception (ou une semi-fierté ! haha) : je voulais avancer davantage Eclosions, pourtant je n’ai écrit que quatre chapitres en comptant mon prologue. Force est de constater qu’avec un travail à temps plein et des semaines de 50 à 60 heures, il est difficile de se consacrer à l’écriture. Ma plus grosse frustration, c’est d’avoir des tas d’histoires et de projets qui naissent ou mûrissent dans ma tête, sans la possibilité de m’y adonner (je me l’interdis pour le moment, pour ne pas délaisser Eclosions). Je pense que 2018 sera riche en projets divers. J’envisage notamment de rédiger un recueil de poésie sur le mode des souvenirs, sur la thématique du voyage. On verra bien !

    Aimé par 1 personne

    1. Je comprends ta frustration ! C’est quelque chose que j’ai beaucoup ressenti cet été, car l’été j’ai envie d’écrire L’Enfant Roi, je ne sais pas pourquoi (enfin si, ca parle de voyages et de soleil, alors forcement !). Mais ce n’est pas le moment. Alors je m’accorde des rêveries qui seront utiles le moment venu, mais ça met tout de même les Oiseaux à distance.
      C’est un beau projet ce recueil de poésie ! Sur le voyage en plus, faut que tu le sortes pour cet été ! ^^

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  2. Aaaaah, mais j’oublie : au sujet de ta crise existentielle, si cela peut te rassurer, je pense que tout roman trouve son public, même si ce n’est pas toujours évident de provoquer cette rencontre ! Mais comme tu me l’as dit toi-même (avec raison), on se fait trop rarement confiance sur le fait que si ça nous intéresse, nous, ça en intéressera d’autres. Faut pas lâcher, après tout, qui sait, peut-être que dans 10 ans, on se croisera à une table de dédicace. En attendant, tout ce qu’on peut faire, c’est donner à nos romans de l’amour et du temps.

    (et moi, j’adore lire tes articles donc j’imagine qu’on peut déjà dire que je suis intéressée par ton roman !)

    Aimé par 2 personnes

    1. L’onomastique c’est l’étude des noms propres, au sens plus littéraire on peut l’entendre comme le processus qui consiste à nommer et étudier le réseau sémantique qu’on met en place en donnant des noms aux lieux, personnages, etc…
      Merci pour ces encouragements !

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